Quelques anecdotes rapportées par G. Bellet :

Quand j'étais président, mon collègue allemand était Wefelmeyer, je recevais le bulletin d'Herford et j'en assurais la traduction pour rendre les contacts encore plus étroits. De son côté, Wefelmeyer en faisait de même.

Avec Herford, nous avons monté 2 ou 3 opérations « vivres pour la Pologne». Les dons collectés à Fécamp étaient acheminés par nous sur Herford.

Je me souviens qu'une fois, Henri Béchet nous avait prêté une fourgonnette Citroën. Je faisais le voyage avec Jean Maron et nous avons fait étape à Schönstein, petit village proche de Cologne où j’avais eu le plaisir de passer des «vacances » entre 1943 et 1945. Arrivés le samedi soir, nous avons été hébergés chez la femme qui m'avait ravitaillé clandestinement pendant cette période. Le dimanche, nous avons réussi à nous échapper de l'accueil qui nous avait été réservé. En route, le pot d'échappement nous a « lâché » et nous sommes arrivés en fanfare, nos amis nous ont certainement entendu arriver de loin. Le lundi, nous repartions et oh surprise ! le pot avait été remplacé sur place et nous pouvions donc revenir en silence vers Fécamp.

Lors d'un autre voyage, nous avions plus de 10 tonnes de ravitaillement divers, notamment 500 kg de bonbons offerts par les Bonbons Barnier, cadeau de M. Renou, gendre des Le Grand et rotarien à Rouen. Le camion prêté par M. Daudruy emportait également 100 ou 200 litres d'huile de foie de morue réclamée par les Polonais pour son apport en vitamines. Nous avions réuni cette huile en flaconnage et Gilbert Lebidois s'en rappelle pour en avoir eu plein ses chaussures. A Yvetot, le camion est tombé en panne. Marc Daudruy a renvoyé un camion en renfort et le chauffeur et moi y avons donc retransférer la totalité du chargement. A l'arrivée le président Tenhaff a salué notre travail en disant: «dix tonnes bien pesées y compris Guy Bellet ! » Par la suite le président allemand m'a remis en souvenir une bouteille de 1922 pour le jour de mon anniversaire.

Un autre voyage avait eu lieu avec un camion de Jean Croquison qui l'avait piloté lui-même. A chaque voyage, Herford complétait, notamment avec des chocolats de Gieselman et portait ensuite le tout à Olstyn en Pologne, assurant la distribution directe aux habitants.

Je me souviens n'étant plus président avoir eu droit de porter à nouveau le collier et l'insigne de Paul Harris Fellow pour remettre cette distinction à un grand artisan de notre jumelage M. Henri Fordemann, le directeur de la « Herforder Pils Brauerei ».